En 2011, un article du CIRC classifie les radiations émises par les téléphones mobiles comme une cause envisageable de formation du cancer. Sur quatre niveaux d’agents cancérigènes, les ondes diffusées par les cellulaires mobiles arrivent à la troisième place.
Cette catégorisation est contestable
Pour classer les ondes électromagnétiques comme potentiellement cancérigène, la CIRC s’est basé sur des résultats de test effectués sur des personnes atteint de cancer du cerveau et du nerf acoustique. On ne peut donc pas généraliser ces résultats sur des utilisateurs de téléphone cellulaires sains.
Selon la CIRC, les études effectuées ne permettent pas d’élargir le champ de cette catégorisation aux personnes exposées quotidiennement à ces radiations. On pense notamment au travailleur et aux personnes qui vivent à proximité des antennes-relais téléphoniques.
La communauté scientifique ajoute même que « L’incertitude liée à ces résultats exige qu’ils soient reproduits avant de pouvoir en tirer une interprétation causale. »
Où en est-on maintenant ?
Jusqu'à présent, aucune étude pertinente n’a encore démontré le lien entre l’utilisation de téléphone portable et la formation de cancer chez l’homme.
Maria Feychting, directrice d’un centre d’épidémiologie suédois, démontre que depuis 2011, c’est uniquement le chercheur Lennart Hardell qui a évoqué la cancérogénicité des ondes radio utilisées sur les téléphones portables. Soumis à la communauté scientifique, ses travaux ont été jugés peu pertinents.
Sur une étude menée sur le même thème par de chercheurs anglais, aucun danger important n’a pu être observé suite à l’exposition d’un million de femmes aux ondes téléphoniques.
Cancer ou pas cancer, pour ne pas nuire à la santé, l'utilisation du téléphone portable doit être faite de manière modérée. C'est une question de bon sens.
Cancer tous concernés !
(Photo by Fezbot2000 on Unsplash)