En Amérique, un groupe de scientifique a reussi à modifier l’ADN de patient atteint du cancer pour les immuniser contre cette maladie. Avec l’aide de l’outil révolutionnaire Crispr-Cas9, ils sont arrivés à sectionner, transformer et réinjecter une section d’ADN sans altérer le patrimoine génétique des malades. Sean Parker, dirigeant d’un centre Américain sur l’immunothérapie affirme que « Ces avancées récentes sont le premier pas pour déterminer si cette nouvelle technologie innovante pourrait aider à changer la façon dont on traite les patients atteints d’un cancer, et peut-être d’autres maladies mortelles »
L’intervention a réussi
Les réponses immunitaires face aux cellules cancéreuses ont été optimisées
Les chercheurs ont retranché des gènes qui empêchaient le fonctionnement du système immunitaire face au cancer. Ils ont enlevé des lymphocytes T endommagés et un activateur des défenses naturelles du corps corrompu par les cellules cancéreuses.
Un gène anticancéreux a été intégré à l’ADN des patients
Le patrimoine génétique du patient a été transformé. On a inséré dans l’ADN des malades, un gène modifié pour rendre inoffensives les cellules cancéreuses. Le gène n’a pas été rejeté par l’organisme, il s’est multiplié. Les changements apportés au génome des patients ont duré. Aucun effet indésirable n’a été actuellement observé suite à l’intervention.
Il y a beaucoup à faire
De nouveaux tests cliniques sont nécessaires
Sur les trois patients qui ont accepté cette thérapie génique, un seul a montré un effet positif à l’intervention. Son cancer s’est stabilisé. Les chercheurs œuvrent actuellement pour étendre les tests cliniques à 15 personnes.
L’utilisation d’un nouvel éditeur d’ADN est au programme
Les scientifiques ne sont pas encore en mesure d’identifier les effets indésirables de l’utilisation de Crispr. Avec cet outil, on coupe une section d’ADN, on la modifie et on la réinsère ensuite dans le génome. Les revers de la méthode, c’est l’augmentation des risques de mutations génétiques.
Certains scientifiques recommandent l’utilisation de Prime éditing au lieu de Crispr. Plus précis et moins risqué pour le génome, ce dernier permet d’intervenir directement sur chaque élément constitutif du génome. Elle efface chaque acide aminé du génome et le remplace par une autre.
Cancer tous concernés !
(Photo by Hal Gatewood on Unsplash)